Pézenas - Blanchiment d'argent : 3 ans de prison après un contrôle à Pézenas

Pézenas - Blanchiment d'argent : 3 ans de prison après un contrôle à Pézenas

Par Source parquet de Béziers, le 06 Mars 2025

Partager

Blanchiment : 3 ans de prison après avoir été contrôlé par le police municipale de Pézenas avec plus de 14 000 euros.

Dans le cadre de l’audience des comparutions immédiates du 5 mars 2025, le tribunal correctionnel de Béziers a jugé un homme de 44 ans résidant à Sérignan (34) qui était poursuivi pour blanchiment d’argent provenant d’un crime ou d’un délit.

Il avait été contrôlé le 9 janvier 2025 par la police municipale de Pézenas (34) alors qu'il transportait dans son véhicule 14 595 € en petites coupures dont il ne pouvait justifier la possession autrement que par un prêt d'un ami dont il refusait alors de donner l'identité.

Placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Pézenas, il affirmait que cet argent devait servir à l’achat d’une voiture, sans précision des vendeurs, et dans le but de la revendre pour faire un bénéfice.

À l'issue de sa garde à vue, il avait été placé en détention provisoire le 10 janvier 2025 par le juge des libertés et de la détention dans l'attente de son procès.

À l'audience, la défense citait comme témoin le prétendu employeur du prévenu, lequel affirmait lui avoir prêté 6800 euros ou 8500 euros en espèces, selon ses versions changeantes, sans échéance, ni intérêt, outre des versements de plusieurs salaires en espèce.

En outre, le prévenu indiquait que l’Audi A1 en sa possession au moment du contrôle avait été achetée 6000 euros à un ami, mais qu’il n’en avait pas encore versé le prix.

Déjà condamné à sept reprises, notamment pour trafic de stupéfiants à de lourdes peines, il était sorti de détention en avril 2024 en libération conditionnelle. Au moment de son interpellation, il était encore sous bracelet électronique pour purger la fin de ses précédentes peines.

Le tribunal a décidé de le condamner à 3 ans supplémentaires d’emprisonnement, avec maintien en détention, tout en prononçant la confiscation des 14 595 euros et de l’AUDI A1.

 

Retour